Montage des culasse, culbuteurs et réglage des jeux aux soupapes

Les goujons de fixation de la culasse sont vissés dans les rangées droite et gauche du bloc-cylindres, après avoir graissé les alésages taraudés correspondants avec de l’huile diesel.

Les goujons sont vissés sur toute la longueur du filetage avec un couple de 80–100 N·m (8–10 kgf·m) ; ils doivent dépasser du plan du bloc de 122 mm, ce qui se contrôle à l’aide d’une douille (fig. 1).

Fig. 1. Douille pour mesurer la saillie des goujons de fixation de la culasse

Avant de monter la culasse, il faut essuyer le plan de joint.

On place le joint de culasse sur les goujons de manière qu’il se positionne sur les ergots et que son cadre s’applique sur les épaulements des chemises de cylindres.

La culasse complète doit pouvoir se monter librement, sans chocs, sur les goujons et les ergots de positionnement.

Ensuite, on visse les écrous de fixation de la culasse sur les goujons et on les serre.

Fig. 2. Ordre de serrage des boulons de culasse

Les écrous doivent être serrés dans l’ordre croissant des numéros (voir fig. 2).

Après le premier serrage au couplemètre, il est nécessaire de vérifier par une seconde opération le couple requis de 220–250 N·m (22–25 kgf·m) sur chaque écrou, en respectant l’ordre indiqué.

Fig. 3. Ordre de serrage des écrous de fixation de la culasse : a — culasse unique ; b — culasse individuelle

Les tiges de poussoirs sont mises en place dans les fenêtres du bloc-cylindres, en alignant l’embout de la tige avec le talon du poussoir.

Avant cela, on essuie la tige et on graisse son embout à l’huile diesel.

Les culbuteurs droit et gauche avec leur axe (ensemble) sont installés de sorte que les ergots de positionnement de l’axe pénètrent dans les trous de la culasse et que la sphère de la vis de réglage vienne en contact avec l’embout de la tige.

La vis de réglage doit être vissée à fond dans le culbuteur.

Ensuite, on visse dans les culasse les boulons de fixation de l’axe des culbuteurs et on les serre à un couple de 120–150 N·m (12–15 kgf·m).

Fig. 4. Cadran pour le contrôle et le réglage des jeux thermiques des soupapes : 1 — réglet ; 2 — cadran ; 3 — doigt ; 4 — support

Les jeux aux soupapes se règlent simultanément sur deux cylindres en utilisant un cadran (fig. 4).

On monte le cadran sur la poulie du vilebrequin et on introduit le doigt 3 dans le trou taraudé du couvercle des engrenages de distribution.

Les jeux thermiques du moteur YaMZ-326 se règlent dans l’ordre suivant :

  • — on tourne le vilebrequin dans le sens horaire à l’aide d’une clé saisissant le boulon de fixation de la poulie, on observe le mouvement de la soupape d’admission du premier cylindre et on repère l’instant où elle est complètement fermée. Ensuite, on continue de tourner le vilebrequin dans le même sens jusqu’à aligner le repère de la poulie avec le repère 1–4 YaMZ-236 sur le cadran ;
  • — on règle les jeux entre le nez des culbuteurs et l’extrémité des soupapes des premier et quatrième cylindres. Après serrage du contre-écrou de la vis de réglage, une lame de 0,25 mm doit passer librement dans les jeux, une lame de 0,30 mm avec légère résistance. Après rotation du vilebrequin, une variation du jeu dans les limites de 0,20–0,35 mm est admise ;
  • — en alignant, pendant le temps de compression et dans l’ordre de fonctionnement des cylindres (1-4-2-5-3-6), le repère de la poulie avec les repères 1-4, 2-5, 3-6 YaMZ-236 sur le cadran, on règle les jeux des autres cylindres.

Pour le réglage des jeux thermiques du moteur YaMZ-238, on emploie les mêmes procédés que pour le moteur YaMZ-236 :

  • — on aligne, pendant le temps de compression, le repère de la poulie avec le repère 1-5 YaMZ-238 sur le cadran ;
  • — on règle les jeux des soupapes des premier et cinquième cylindres ;
  • — en alignant, pendant le temps de compression et dans l’ordre de fonctionnement des cylindres (1-5-4-2-6-3-7-8), le repère de la poulie avec les repères 4-2, 6-3 et 7-8 YaMZ-238 sur le cadran, on règle les soupapes des autres cylindres.

Les tiges de poussoirs doivent pouvoir tourner librement à la main.

Le jeu se règle au moyen de la vis de réglage ; après réglage, il faut bloquer fermement la vis par son contre-écrou et revérifier le jeu.

Montage des injecteurs, des canalisations de carburant et du raccord de liaison.

On monte sur le moteur un jeu d’injecteurs d’un même groupe de pulvérisation.

Le groupe de l’atomiseur est indiqué sur la surface du corps de l’injecteur.

Avant le montage, on essuie la surface intérieure des puits et on place une rondelle d’étanchéité en cuivre sur l’atomiseur.

On monte les injecteurs de façon que le joint du raccord pénètre dans l’évidement de la culasse.

On place les étriers de fixation des injecteurs sur les goujons de la culasse, on met les rondelles et on visse les écrous en les serrant à un couple de 50–60 N·m (5–6 kgf·m).

On installe les tubes de retour sur les culasse gauche et droite, après avoir dévissé les bouchons de transport des injecteurs.

Les tubes de retour sont fixés aux injecteurs par des écrous raccords et des boulons, après avoir intercalé des rondelles sous les extrémités des tubes et sous les têtes des boulons.

Pour assurer une bonne étanchéité dans tous les cas, on doit orienter les rondelles avec le sommet des cônes à l’opposé des extrémités des tubes.

Les canalisations de retour de carburant sont installées dans l’angle entre les rangées de cylindres et fixées par des boulons aux culasse droite et gauche.

Pour renforcer la fixation, on place sur chaque canalisation une pince que l’on fixe sur un goujon de la bride du tuyau d’admission gauche.

Les canalisations haute pression sont raccordées aux raccords de la pompe d’injection et aux injecteurs dans un ordre précis correspondant à l’ordre de fonctionnement des sections de la pompe d’injection.

La pompe du moteur YaMZ-236 a un ordre de fonctionnement identique à celui des cylindres (1-4-2-5-3-6).

L’ordre de fonctionnement des sections de pompe du moteur YaMZ-238 diffère de l’ordre de fonctionnement des cylindres.

Si l’ordre de fonctionnement des cylindres est 1-5-4-2-6-3-7-8, les sections de la pompe fonctionnent dans l’ordre 1-3-6-2-4-5-7-8.

Fig. 5. Schéma de raccordement des sections de pompe aux cylindres : a — moteur YaMZ-236 ; b — moteur YaMZ-238

Les schémas de raccordement des sections de pompe aux cylindres des moteurs YaMZ-236 et YaMZ-238 sont représentés sur la fig. 5.

On monte le raccord des tubulures d’admission de façon que la bride destinée à la conduite d’air du compresseur soit dirigée vers l’avant du bloc-cylindres.

On fixe le raccord aux brides des tubulures d’admission après avoir intercalé sur les brides des joints grilles et des joints en caoutchouc, et on le boulonne avec des rondelles.

On introduit la jauge d’huile dans son tube guide après l’avoir essuyée.

Ensuite, on pose les couvercles de culasse, qu’on fixe par des vis de quelques spires, puis on dépose le moteur du banc.

On met en place les bouchons dans les orifices technologiques et on les boulonne.

Des joints en carton doivent être intercalés sous les bouchons.

Le rodage et les essais des moteurs après réparation s’effectuent sur des bancs СТЭ-160-1500 équipés de freins électriques.

Ces bancs permettent d’essayer les moteurs YaMZ-236 et YaMZ-238 de toutes modifications.

Les caractéristiques des freins électriques pour bancs d’essai sont données dans le tableau.

Frein électrique АКБ-104-4 :

  • — puissance 160 kW ;
  • — vitesse de rotation synchrone 1500 min⁻¹ ;
  • — couple 1070 N·m (107 kgf·m) ;
  • — vitesse maximale du vilebrequin en régime générateur avec couple nominal — 3000 min⁻¹.

Frein électrique АК-102-4 :

  • — puissance 160 kW ;
  • — vitesse de rotation synchrone 1500 min⁻¹ ;
  • — couple 1100 N·m (110 kgf·m) ;
  • — vitesse maximale du vilebrequin en régime générateur avec couple nominal — 2500 min⁻¹.

Le banc de rodage et d’essai doit disposer de l’équipement nécessaire pour mesurer la puissance, la vitesse de rotation du vilebrequin, la consommation horaire de carburant, la température de l’eau à la sortie du moteur (des tubes droit et gauche), la température de l’huile dans le carter, la pression d’huile dans la canalisation principale et l’angle d’avance à l’injection en degrés de rotation du vilebrequin.

La consommation de carburant doit être mesurée sur une balance ayant une limite de mesure de 15 kg, le chronométrage s’effectuant avec un chronomètre gradué à 0,1 s ; la vitesse de rotation est mesurée avec un tachymètre manuel ou un tachotoscope dont la graduation ne dépasse pas 10 min⁻¹.

La capacité du réservoir de consommation doit être de 10–12 L, le fond du réservoir de mesure doit se trouver à au moins 500 mm de l’axe de l’orifice d’entrée de la pompe d’alimentation, et le diamètre intérieur des canalisations d’alimentation et de retour doit être d’au moins 8 mm.

Les canalisations de carburant ne doivent pas toucher le réservoir de mesure et doivent plonger dans le carburant sur une profondeur ne dépassant pas ⅓ de la hauteur du réservoir à partir du fond.

À l’extrémité plongée de la canalisation de retour, on installe un déflecteur empêchant le jet de carburant de frapper directement le fond et favorisant l’égalisation de la température du carburant dans le réservoir.

Le moteur monté sur le banc doit être complètement équipé (sauf l’hélice de ventilateur, l’alternateur et le compresseur).

Le rodage et les essais du moteur s’effectuent avec du gazole de qualité « Л ».

Pendant le rodage, on remplit le carter moteur, le corps de la pompe d’injection et le corps du régulateur d’huile diesel jusqu’aux repères supérieurs des jauges.

On verse dans les filtres à air 1,6 L d’huile diesel pour le moteur YaMZ-236 et 1,4 L pour le YaMZ-238.

La température de l’huile est maintenue à l’aide de radiateurs d’huile technologiques (au début du rodage, pas moins de 50 °C).

Le rodage et les essais du moteur s’effectuent sur des régimes spéciaux et comprennent le rodage à froid, le rodage à chaud et la réception de contrôle.

Rodage à froid du moteur

Avant de mettre le banc en route, il faut faire tourner manuellement le vilebrequin plusieurs fois pour s’assurer du bon état du moteur et de son installation correcte sur le banc, vérifier et au besoin régler les jeux thermiques dans la distribution.

Pendant le rodage, on contrôle la pression d’huile dans le système, l’alimentation en huile des paliers de culbuteurs et l’étanchéité des injecteurs dans les culasse.

Au stéthoscope, on écoute les bruits et chocs des engrenages de distribution, des paliers de bielle et de vilebrequin, des axes de pistons et des pistons.

Si des défauts sont détectés, le rodage doit être interrompu et repris après les avoir éliminés.

Le régime de rodage à froid est donné dans le tableau.

À la fin du rodage à froid, il est recommandé de vidanger l’huile du carter et de nettoyer les filtres à huile.

Fig. 6. Filtre centrifuge d’épuration d’huile : 1 — chapeau du filtre ; 2, 7 — rondelles ; 3 — écrou borgne ; 4 — écrou de fixation du rotor ; 5 — rondelle de butée ; 6 — écrou du rotor ; 8 — grille ; 9, 16 — douilles du rotor ; 10 — chapeau du rotor ; 11 — rotor ; 12 — tube d’aspiration ; 13 — déflecteur ; 14 — joint d’étanchéité ; 15 — joint ; 17 — bague d’arrêt ; 18 — palier ; 19 — axe du rotor ; 20 — corps ; 21 — goupille ; 22 — gicleur du rotor

Pour nettoyer le rotor du filtre centrifuge, on dévisse l’écrou 3 (voir fig. 6) du chapeau du filtre, on enlève le chapeau 1 et le rotor complet.

On démonte le rotor, on élimine les dépôts du chapeau 10 et du rotor 11, puis on les lave dans du gazole.

On remonte le filtre en ordre inverse, après avoir vérifié l’état du joint 15, la propreté des orifices des gicleurs 22, l’état de la rondelle 2 et la position de la grille 8.

Pour nettoyer le filtre d’épuration grossière, on vidange l’huile par l’orifice obturé par le bouchon 2 (voir fig. 7), on dévisse le boulon 11 de fixation du chapeau, on retire le chapeau 7, le couvercle supérieur 8 et l’élément filtrant 5.

L’élément filtrant déposé est immergé pendant 3 heures dans un bac contenant du solvant (essence ou tétrachlorure de carbone).

Au bout de 3 heures, on lave l’élément avec une brosse douce à poils, on le rince dans de l’essence propre ou du tétrachlorure de carbone, et on le souffle à l’air comprimé.

Pendant le nettoyage, on met en place des éléments filtrants technologiques de rechange.

Fig. 7. Filtre d’épuration grossière d’huile : 1 — corps du filtre ; 2 — bouchon de vidange ; 3 — joint du chapeau ; 4 — joint d’élément filtrant ; 5 — élément filtrant ; 6 — couvercle inférieur de l’élément ; 7 — chapeau du filtre ; 8 — couvercle supérieur de l’élément ; 9 — tige du filtre ; 10 — ressort ; 11 — boulon de fixation du chapeau ; 12 — soupape de décharge ; 13 — ressort de soupape ; 14 — ressort du témoin ; 15 — corps du témoin ; 16 — contact mobile ; 17 — joint du bouchon de soupape ; 18 — bouchon de soupape ; 19 — rondelle de réglage du ressort de soupape ; 20 — borne du témoin ; 21 — contact fixe

Régime de rodage à froid des moteurs

Régime de rodage à froid des moteurs YaMZ-236, YaMZ-238, YaMZ-238A, YaMZ-238Г, YaMZ-238К :

  • — 600 min⁻¹ / 10 min ;
  • — 800 min⁻¹ / 10 min ;
  • — 1000 min⁻¹ / 5 min ;
  • — 1500 min⁻¹ / 5 min ;
  • — total / 40 min.

Régime de rodage à froid des moteurs YaMZ-238И :

  • — 600 min⁻¹ / 10 min ;
  • — 800 min⁻¹ / 15 min ;
  • — 1000 min⁻¹ / 15 min ;
  • — 1500 min⁻¹ / —
  • — total / 40 min.

Rodage à chaud du moteur

Avant de démarrer le moteur, il faut régler l’angle d’avance à l’injection.

Pour cela, on vérifie la position relative des repères sur le dispositif d’avance et le demi-accouplement menant de l’arbre d’entraînement de la pompe (les repères doivent être du même côté) ;

  • — on dépose la canalisation haute pression de la première section de la pompe d’injection ;
  • — on monte un momentoscope sur le raccord de la première section.

Après s’être assuré que l’étrier du régulateur est en position de débit, on purge le circuit d’alimentation avec la pompe de gavage manuelle pendant 2–3 min, et on tourne le vilebrequin dans le sens horaire (vu du ventilateur) jusqu’à l’apparition de carburant dans le tube en verre.

On peut faire tourner le vilebrequin par le boulon de fixation de la poulie ou par un levier introduit dans les trous du volant moteur (couvercle du regard du carter des volants enlevé).

On élimine l’excès de carburant du tube en le secouant avec le doigt, on recule le vilebrequin d’environ ⅛ de tour dans le sens inverse, puis on le tourne lentement dans le sens horaire en surveillant attentivement le niveau dans le tube.

Au moment où le niveau commence à se déplacer, on arrête la rotation et on vérifie l’alignement des repères :

— le trait sur la poulie doit être en face du trait portant le chiffre 20 sur le couvercle 1 des engrenages de distribution (fig. 8, a), ou le trait portant le chiffre 20 sur le volant moteur 4 doit coïncider avec le témoin 3 du carter des volants (fig. 8, b).

Pour le moteur YaMZ-238К, on aligne les traits de réglage sur le trait 14.

Si au moment où le carburant commence à se déplacer dans le tube les traits ne sont pas encore alignés, on desserre les boulons, on tourne le dispositif d’avance sur sa bride dans le sens inverse de sa rotation, on resserre les boulons et on vérifie à nouveau l’angle d’avance.

Le désalignement ne doit pas dépasser une graduation.

Si, au moment du début du déplacement, le trait a déjà dépassé la position d’alignement, on tourne le dispositif d’avance dans le sens de sa rotation.

Un décalage d’une graduation sur le dispositif d’avance correspond à quatre graduations sur le volant ou sur le couvercle des engrenages de distribution.

Fig. 8. Repères : a — sur la poulie et le couvercle des engrenages de distribution ; б — sur le volant moteur ; 8 — sens de rotation du vilebrequin ; 1 — couvercle des engrenages de distribution ; 2 — poulie

Après le démarrage, on vérifie l’étanchéité de tous les raccords du circuit carburant.

La température de l’eau à la sortie du moteur doit être de 75–95 °C, la différence entre les températures relevées sur les tubes droit et gauche ne devant pas dépasser 5 °C.

Il est recommandé de maintenir la température dans les limites prescrites à l’aide d’un radiateur technologique.

La pression d’huile dans la canalisation principale, à une température de 80–90 °C, doit être de 0,5–0,7 MPa (5–7 kgf/cm²) au régime nominal du vilebrequin, et d’au moins 0,1 MPa (1 kgf/cm²) à 500 min⁻¹.

Les projections et les fuites d’huile, d’eau ou de carburant, de même que les échappements de gaz aux joints, ne sont pas admis.

Fig. 9. Régulateur de vitesse de l’arbre à cames : 1 — corps ; 2, 7, 26 — couvercles ; 3, 9, 17 — leviers ; 4 — ressort de compensation ; 5, 10, 23, 24, 38 — ressorts ; 6 — levier à deux bras ; 8 — vis de réglage ; 11 — corps du ressort tampon ; 12 — boulon de réglage ; 13 — chape ; 14 — étrier ; 15 — butée ; 16 — correcteur ; 18 — coulisseau ; 19 — vis de réglage de puissance ; 20 — verrou ; 21 — vis du coulisseau ; 22 — axe du coulisseau ; 25 — axe de la butée ; 27 — arbre du levier ; 28 — manchon des masses ; 29 — bille ; 30 — masse ; 31 — flasque de la douille du pignon menant ; 32 — pignon menant ; 33 — came ; 34 — douille ; 35 — galet ; 36 — axe du porte-masses ; 37 — cuvette ; 39 — tringle ; 40 — crémaillère ; 41 — axe des leviers

Ne sont pas considérés comme vices de fabrication :

  • — le suintage, la formation de taches d’huile et de gouttes isolées aux joints spi, à raison d’une goutte au maximum par période de 5 min quels que soient les régimes ;
  • — un léger suintage sans formation de gouttes aux plans de joint et aux raccords ;
  • — l’évacuation d’huile et de condensat par le tube de retour du système de ventilation du carter à raison de deux gouttes par minute au plus au régime nominal du vilebrequin ;
  • — l’évacuation de carburant par le tube de retour des injecteurs sous forme de gouttes, ainsi que d’un mélange de carburant et d’huile par le tube de retour du corps de pompe d’injection ;
  • — l’évacuation d’eau et de lubrifiant par l’orifice de purge de la pompe à eau à raison d’une goutte au maximum par période de 3 min, ainsi que des gouttes d’eau à l’arrêt du moteur ;
  • — un léger suintage sans formation de gouttes par les micropores de la nervure annulaire de la culasse.

Lors du rodage, l’évacuation par le pot d’échappement de quelques gouttes de mélange carburant-huile est admise.

Le rodage à chaud s’effectue sur les régimes indiqués dans le tableau.

Régime de rodage à chaud des moteurs

Fig. 10. Régime de rodage à chaud

À la fin du rodage à chaud, on doit vérifier et, au besoin, ajuster la puissance.

La puissance du moteur YaMZ-236 à la vitesse de 2050±15 min⁻¹ doit être de 178-5 ch avec une consommation horaire de 33 kg/h ; pour le YaMZ-238 — 237-5 ch à 44 kg/h ; pour le YaMZ-238А — 213-5 ch à 39 kg/h ; pour le YaMZ-238Г à 1670 min⁻¹ — 172-5 ch et 30,1 kg/h ; pour le YaMZ-238И — au moins 160 ch à 1500 min⁻¹ et 27 kg/h ; pour le YaMZ-238К — 190-5 ch à 2100 min⁻¹ avec une consommation de 36 kg/h.

La consommation horaire est déterminée par trois mesurages du temps nécessaire à l’écoulement de 500 g de gazole.

La plus grande différence entre deux mesurages consécutifs ne doit pas dépasser ±0,2 s par rapport à la moyenne des trois valeurs.

On ajuste la puissance à l’aide de la vis de réglage 19 (voir fig. 9), à la vitesse indiquée pour chaque moteur, le levier de commande du régulateur étant en butée contre la vis de limitation de régime maximal.

En réduisant progressivement la charge jusqu’à zéro, on règle le régime maximal de ralenti :

  • — pour les moteurs YaMZ-236, YaMZ-238, YaMZ-238А et YaMZ-238К — 2200–2275 min⁻¹ ;
  • — pour le moteur YaMZ-238Г — 1850–1950 min⁻¹ ;
  • — pour le moteur YaMZ-238И, le régime maximal au ralenti ne doit pas dépasser le régime nominal de plus de 100 min⁻¹.

On vérifie le régime maximal en butée du levier contre la vis de limitation, le corps du ressort tampon étant dévissé de 10–11 mm par rapport à la face du contre-écrou.

Si le régime maximal au ralenti des moteurs YaMZ-236, YaMZ-238, YaMZ-238А et YaMZ-238К est inférieur à 2225 min⁻¹, on détermine le point d’inflexion de la caractéristique de vitesse, qui doit se situer dans la plage 2100±50 min⁻¹.

Le régime minimal de ralenti est réglé entre 450 et 550 min⁻¹, le levier du régulateur étant en butée contre la vis.

En vissant la vis, le régime augmente ; en la dévissant, il diminue.

On diminue d’abord progressivement le régime jusqu’à l’apparition d’instabilité, puis on visse le corps du ressort tampon jusqu’à obtenir une augmentation de 10–20 min⁻¹.

Le moteur doit fonctionner stable au ralenti, avec des fluctuations ne dépassant pas 15 min⁻¹.

La stabilité dans ce régime se vérifie en augmentant la vitesse jusqu’à 1200–1300 min⁻¹ et en relâchant brutalement le levier contre sa butée.

Sur le moteur YaMZ-238И, on vérifie l’instabilité (écart par rapport au régime normal) qui ne doit pas dépasser ±15 min⁻¹ à 80 ch, 120 ch et 150 ch.

Après cela, on resserre les écrous de fixation des culasse et, si nécessaire, on règle les jeux aux soupapes.

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